Identifier, prévenir et agir en cas de radicalisation

Identifier, prévenir et agir en cas de radicalisation
Meurthe-et-Moselle
Meurthe-et-Moselle
Les informations publiées sont en grande partie tirées du site internet du Service d'information du Gouvernement (SIG) – http://www.stop-djihadisme.gouv.fr/
 
Dans son rapport du 11 janvier 2016 intitulé « Bâtir une République plus unie et plus exigeante », le Département de Meurthe-et-Moselle indiquait sa volonté de développer une « une contre-communication par rapport au discours des extrémistes ».
 
Cette volonté, partagée entre plusieurs acteurs (Etat, collectivités territoriales, associations) a également été abordée lors des Assises départementales de l’éducation populaire, du sport, de la culture et de la citoyenneté, dans l’optique d’acquérir une culture commune et des ressources partagées.
 
Retrouvez, sur cette page, des ressources pour identifier, prévenir et agir en cas de radicalisation :
 
QU’EST-CE QUE LA RADICALISATION ?
 
« Par radicalisation, on désigne le processus par lequel un individu ou un groupe adopte une forme violente d’action, directement liée à une idéologie extrémiste à contenu politique, social, ou religieux qui conteste l’ordre établi sur le plan politique social ou culturel ». Fahad Khosrokhavar, Radicalisation, édition de la maison des sciences de l’Homme, directeur d'études à l'EHESS.
 
La radicalisation ne doit pas être confondue avec le fondamentalisme religieux (Islam rigoureux) : les fondamentalistes sont des pratiquants qui adoptent des postures cultuelles rigoureuses mais ne recourent pas à la violence alors que les radicaux légitiment ou pratiquent des actes de violence.
 
La radicalisation se définit par trois caractéristiques cumulatives :
1. un processus progressif
2. l’adhésion à une idéologie extrémiste
3. l’adoption de la violence.
 
Extraits du kit de formation du Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance sur la prévention de la radicalisation, pages 61 et 62 :
« Le processus de radicalisation ne peut être caractérisé que s’il repose sur un faisceau d’indicateurs. Les seuls indicateurs ayant trait à l’apparence physique ou vestimentaire ne sauraient caractériser un basculement dans la radicalisation. Chaque acteur doit donc faire preuve de discernement dans l’analyse des situations.
Un seul indice ne suffit pas pour caractériser l’existence d’un risque de radicalisation et tous les indices n’ont pas la même valeur. C’est la combinaison de plusieurs indices qui permet le diagnostic. Cette approche en termes de faisceau d’indices permet d’insister sur le fait qu’aucune attitude, aucun fait, ni contenu doctrinal ne peut être à lui seul révélateur d’un processus de radicalisation. Un faisceau d’indices permet un diagnostic de la situation, il ne peut être interprété comme signe prédictif de l’évolution du processus. »
 
PRÉVENTION ET SIGNES D’ALERTE
Les comportements suivants peuvent être les signes qu’un processus de radicalisation est en marche. Plus ils sont nombreux, plus ils doivent alerter la famille et l’entourage :
•  rupture avec la famille, les anciens amis, éloignement de ses  proches ;
• rupture avec l’école, déscolarisation soudaine ;
• nouveaux comportements dans les domaines suivants :
– alimentaire ;
– vestimentaire ;
– linguistique ;
– financier ;
• changements de comportements identitaires :
– propos asociaux ;
– rejet de l’autorité ;
– rejet de la vie en collectivité ;
• repli sur soi ;
• fréquentation  de  sites  Internet  et  des  réseaux  sociaux  à  caractère radical ou extrémiste ;
• allusion à la fin des temps.
 
QUE FAIRE FACE À CES SITUATIONS ?
 
Prenez contact dès que possible avec les autorités compétentes :
–  par téléphone au 0 800 005 696, du lundi au vendredi,  de 9 h à 18 h.  Le centre national d’assistance et de prévention  de la radicalisation a mis en place ce numéro gratuit depuis un  poste fixe partout en France ;
–  par internet sur www.stop-djihadisme.gouv.fr  pour accéder à  un formulaire en ligne.
 
1 -  Le  numéro  vert  et  le  formulaire  en  ligne  permettent  de  demander de l’aide et/ou de signaler tout comportement  inquiétant
 
2 -  La plate-forme téléphonique est à l’écoute des familles et des proches. Elle recueille les éléments utiles sur la situation  des personnes en danger. Elle permet le suivi et l’orientation  des jeunes concernés et de leurs familles par les services  compétents  sous  l’autorité  des  préfets,  dans  chaque  département.
 
3 -  Le numéro vert et le formulaire en ligne permettent d’engager  la démarche d’opposition à la sortie du territoire d’un mineur  (sur le fondement de l’article 371-3 du code civil)