La démarche départementale en faveur de l’Economie Solidaire

Depuis 2008 le département a décidé de mettre en place une politique de déploiement d’une économie solidaire reconnue comme un nouveau mode d’entreprendre et de développement d’une économie de proximité, innovante adaptée à tous les domaines de l’activité humaine. Les structures de l’économie solidaire se retrouvent autour de valeurs communes dont les dimensions sont les suivantes :

  • Dimension territoriale : contribution à une économie non délocalisable basée sur les ressources, les besoins locaux, les initiatives et coopérations locales. 

  • Dimension Utilité et innovation sociale : capacité à apporter un soutien à des personnes en situation de fragilité, contribuer à la lutte contre les exclusions et les inégalités, concourir au développement durable. Capacité à répondre aux besoins sociaux peu ou mal satisfaits, à répondre à des besoins sociaux par une forme innovante d’entreprise, par un processus innovant de production de biens ou de services ou encore par un mode innovant d’organisation du travail. 

  • Dimension préservation environnementale : préservation de l’environnement et de la biodiversité, économie d’énergie, recyclage, re-valorisation, réutilisation, mutualisation de moyens.

  • Dimension démocratique : prise en compte dans la perspective du développement de l’activité, des besoins et avis de l’ensemble des parties prenantes et notamment des collaborateurs.

En Meurthe-et-Moselle, c’est :

- 2 236 établissements ESS soit 11.02% des établissements totaux du département
- 27 540 emplois soit près de 12.53 % de l’emploi total de la Meurthe-et-Moselle (ou 23 409 emplois en ETP).
 

L’ESS génère près de 701 millions d’€ de rémunérations brutes sur le département. 

L’ESS s’est progressivement affirmée comme une composante essentielle du tissu économique départemental qui s'explique notamment par la mise en place d'un écosystème favorable au sein des territoires et d'une réelle volonté d'innover et d'expérimenter des nouveaux modèles économiques ou de production pour répondre aux enjeux et défis sociétaux. 

L’Economie solidaire doit ses réussites à la multiplicité de ses acteurs et aux valeurs qu’ils défendent. Ils développent aujourd’hui de nombreux projets, dans des domaines très variés : consommation responsable, circuits courts, économie circulaire, silver économie, transition écologique, outils financiers responsables et solidaires, …

L’ESS, c’est l’économie du faire ensemble, l’économie de l’innovation sociale. 

La démarche départementale est structurée autour de 4 enjeux :

  • Enjeu 1 : répondre « autrement » aux besoins sociaux et économiques du territoire en incluant les valeurs de l’ES.
  • Enjeu 2 : faire émerger, accompagner et favoriser de nouveaux modèles de développement plus responsables, plus durables et viables économiquement.
  • Enjeu 3 : expliquer, démontrer, valoriser et convaincre de la plus-value de l’économie solidaire.
  • Enjeu 4 : contribuer à rendre le territoire plus attractif à travers le prisme de l’économie solidaire. 
     
En savoir plus: 

Agendas sur les 6 prochains mois  

  • Convention d’affaires transfrontalière à Mont Saint Martin le 6 juin 2019 
  • ESSpresso en collaboration avec la CRESS –11/09 à 14h Esat Epsilon à Moncel les Lunéville

Zoom

La loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire a constitué un signal fort de reconnaissance de l’Economie Sociale et solidaire comme un mode d’entreprendre et de développement économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine. Relèvent de l’Economie sociale et solidaire les organisations, qui, quels que soient leurs statuts, s’appuient sur tout ou partie des éléments suivants :
  • l’existence d’une réelle activité économique, d’une dimension entrepreneuriale, d’une fonction employeur,
  • la poursuite d’une finalité sociétale (sociale, environnementale…),
  • une approche démocratique dans la gestion et l’organisation de l’entreprise (une personne une voix, élection du dirigeant par les salariés sociétaires dans les coopératives…),
  • une lucrativité limitée (bénéfices majoritairement réinvestis dans le projet, pas ou peu de rémunération du capital, échelle limitée des rémunérations…).